La Fédération Française de Handball parle du CPB !

Posté le 22/11/2017 - CPB Centre
Avant le regroupement des acteurs QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville) et ZR (Zones Rurales), des 24 et 25 novembre prochains organisé au siège de la FFHandball, l’ex gardien international Nicolas Lemonne, nous livre son expérience au sein de l’association du Cercle Paul Bert à Rennes.

Avant de devenir responsable du service socio-sport du Cercle Paul Bert à Rennes, quel a été ton parcours ?

Avant de devenir joueur professionnel à Créteil puis à Cesson, j’avais un petit bagage estudiantin avec une licence STAPS éducation motricité obtenue en 1997. J’ai ensuite mis les études de côté pour vivre pleinement mon aventure Handball. Mais j’ai toujours eu en tête d’achever mon parcours universitaire. En 2013, j’ai complété ma formation avec un Master en 1 sur l’intégration par le sport puis un Master 2 sur la sécurité.


Comment s’est développée cette fibre sociale ?

Elle est sûrement liée à mon éducation. Bien sûr que le sport ne va pas tout résoudre mais c’est un outil facile pour capter les jeunes. Le choix de ce métier c’est, je crois, le besoin de me sentir utile. Les sportifs sont parfois coupés du monde mais quand ils s’impliquent sur des actions, ils repartent souvent avec la banane. Au Cercle Paul Bert, j’ai retrouvé l’enthousiasme de mes premières années dans les clubs tourangeaux lorsque Laurent Bezeau était mon entraîneur.


Comment s’est opérée la bascule vers le monde professionnel ?

Je continue à jouer en N1 au Cercle Paul Bert avec un réel statut d’amateur. J’ai effectué mon stage de fin d’études au Cercle Paul Bert puis après une vacation comme prof d’EPDS en vacation, j’ai eu l’opportunité de postuler à un poste nouvellement créé au sein de l’association du Cercle Paul Bert, à la rentrée 2015.


Comment est structuré le Cercle Paul Bert ?

Cette association compte plus de 12000 adhérents avec 115 activités et un total de 200 salariés. L’association dispose de structures sociales dans les onze quartiers de la ville de Rennes dont cinq s’inscrivent dans les QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville). L’activité du service socio-sport est transversale avec des actions dans les différents quartiers : ouverture de gymnase, mise en place d’événements, programmation d’activités pendant les vacances. La section Handball compte plus de 500 licenciés, un effectif en progression.


Comment le Handball s’inscrit-il dans ces actions ?

À proprement parlé, il n’y a pas de plan de développement spécifique pour le Handball.  Mais naturellement j’ai un lien privilégié avec le Hand ! Nous avons ainsi mis en place, 2 fois par an, l’activité Macadam’Hand. Chaque après-midi, tous les joueurs professionnels de Cesson-Rennes participent au tournoi final en coachant l'équipe d'une structure sociale d'un quartier. Une collaboration rendue possible par Yerim Sylla qui connaissait le dispositif déjà mis en place à Dunkerque et également en place lorsque je jouais à Créteil.
 

 

Avez-vous développé des actions spécifiques au moment du Mondial 2017 ?

Notre animation « bas de tours » a en effet permis de faire le lien avec le Mondial. Concrètement, les QPV ne disposent pas toujours d’infrastructures sportives et nous installons alors des structures éphémères. En 2016, le secrétaire d‘État chargé des Sports, Thierry Braillard, est venu à notre rencontre et nous avons pu ainsi bénéficier de places pour le match France - Japon à Nantes et récompenser l’investissement des jeunes des quartiers. Nous avons aussi accompagné des jeunes à Brest pour assister à des matches de la Coupe du Président.


Comment pérenniser ces actions de proximité ?

Dans l’un des QPV, nous disposons d’un créneau de découverte du Handball dans un gymnase chaque lundi soir axé sur une pratique. La proximité est un élément majeur pour fidéliser les jeunes qui ne sont pas toujours en capacité de se déplacer facilement en dehors de leur quartier. Si la concurrence avec le Football est vive, ces quartiers représentent un vivier de jeunes sportifs et de pépites à découvrir.


Outre les QPV, vous avez développé des actions dans d’autres univers…

Tous les mercredis après-midi, nous organisons des activités auprès des gens du voyage, une communauté qui ne vient pas facilement vers le sport. Une fois la confiance instaurée avec les parents et les enfants, ces derniers participent notamment au programme d’activités sportives mis en place pendant l’été. Nous animons aussi un temps scolaire en ZUP sud, dans le cadre d’un plan de développement du Handball dans les écoles. Nous menons également des actions au sein de la Maison d’Arrêt des femmes.


Qu’attendez-vous du séminaire organisé par la FFHandball à la fin de la semaine ?

Un échange d’expériences ! Notre association est bien structurée sur la ville de Rennes et cela m’intéresse de savoir comment d’autres clubs s’y prennent pour frapper à la porte des structures sociales, des centres de loisirs…


Avez-vous déjà songé aux actions potentielles dans le cadre de l’EHF EURO 2018 ?

Nous souhaitons faire évoluer l’action Macadam’Hand qui accueille déjà les filles et les garçons mais notre volonté serait d’associer les joueuses de D2 de Saint-Grégoire. Avec Hugo Andrieux, qui fait partie du groupement des entraîneurs de la Ligue des Bretagne, nous souhaitons mettre en place un tournoi inter-quartiers des « bas de tours » pendant l’Euro féminin.


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Le Cercle Paul Bert s'engage dans une démarche Agenda 21, en faveur du développement durable.