La 1re phase de la saison s'est conclue de la meilleure manière pour l'équipe fanion du club.

Pour la 1re fois de son histoire, le Cercle Paul-Bert présentera une formation féminine au plus haut niveau de la hiérarchie amateur, la nationale 1, en janvier 2015. Retour sur un parcours (presque) parfait, avec l'entraîneur, Gaël Routié.

 

L'équipe de N2 féminine accède à la N1. Une grosse satisfaction, je suppose ?

Oui, c'en est une pour tout le monde, les dirigeants, l'entraîneur, et les filles qui ont participé à cette montée. Quand je dis cela, je parle de toutes celles qui, depuis 12 ans que je suis au club, ont permis de faire prospérer cet effectif féminin, et, du coup, d'augmenter le niveau moyen des équipes au fur et à mesure des saisons. C'est une récompense, dignement fêtée, samedi dernier !

 

 

Comment s'est déroulée cette 1re phase ?

Nous avons enregistré 6 victoires, pour une seule défaite. A la 1re journée, nous avions choisi d'aider et de renforcer notre N3 avec Maëlys Gourdel. Les deux formations, N2 et N3 ont gagné, ça a fonctionné. Par la suite, les effectifs se sont équilibrés, nous avons gardé les mêmes joueuses dans les équipes. En N2, nous avons donc évolué avec Marie Mollet, Andréa Quélen, Camille Coirint, et Maëlys. En N3, le groupe s'est formé avec la nouvelle recrue, Stéphanie Chhoa, Elodie Bouteiller, Garance Lucas et Manon Le Moal.

 

Y-a-t-il eu des moments-clés qui ont permis d'obtenir un résultat aussi favorable ?

D'abord, nous avons bien préparé le début de saison. Ensuite, nous n'avons pas raté notre entame de championnat avec des victoires contre Roubaix et Loperhet. Puis, nous avons affronté des ensembles plus équilibrés comme Angoulême, Bruille, Marly-le-Roi, où ça s'est compliqué, un peu. Les départs de rencontres ont été difficiles, notamment face à Bruille où nous étions menés 3-0, et contre Marly, 2-0. Ceci dit, contrairement aux années précédentes, nous avons pu inverser la tendance. La même chose s'est (re)produite à Grand-Quevilly. Enfin, la défaite face à l'EP Isséenne est logique par rapport à leur effectif. Nous avons eu un aperçu de ce que nous allons affronter en seconde phase. Nous rencontrerons même des équipes plus fortes.

 

Quel a été l'élément déclencheur qui a permis, cette fois-ci, de décrocher le Graal ?

On avait fini trois fois 2e, et une fois 1er ex aequo, sans monter, sur les quatre dernières phases. C'était notre 5e tentative d'accession. Cette fois, le calendrier nous a été favorable. Notre groupe de filles était bien plus prêt et plus aguerri à la N2 et à ses matches difficiles, surtout à l'extérieur, car, à domicile, nous étions invaincus depuis 2 ans (hormis la défaite contre Issy). Maintenant, elles ont l'habitude de jouer ensemble, l'ambiance est bonne. Andréa s'est bien intégré. Mon suivi et celui de Vinod Zinnoury ont permis de faire en sorte qu'un groupe se forme, qu'une sérénité se dégage, et qu'elles exploitent leurs qualités au maximum.

 

La N1 constituera une autre étape à partir de la mi-janvier. A priori, pas une partie de plaisir ?

Avec la réforme de la Pro A et B, 8 équipes à chaque niveau l'an prochain, au lieu de 10 cette saison, il y aura 4 descentes de N1 en N2 (3 auparavant). C'est une mauvaise nouvelle. De plus, il existe vraiment un fossé entre la N2 et la N1. Marie et Andréa sont des joueuses faibles de N1, des n°4. A ce stade, les meilleures peuvent monter jusqu'à 2600 points. La moyenne des classements en N1 s'établit à 2000 points. On n'en a pas une seule… Pour un club amateur, c'est d'autant plus compliqué qu'il y a des réserves professionnelles. Les filles vont gagner en expérience et essayer de faire des perfs. Elles n'ont rien à perdre. On a au moins l'assurance de repartir en N2 en 2015-2016.

 

Et également celle d'assister à de belles rencontres, à Rapatel, dès l'année prochaine…

Je suis déjà satisfait de la communication faite sur cette 1re phase. Le public a répondu en nombre. Les licenciés du club sont venus, ainsi que ceux des associations environnantes. Les gens se sont intéressés au ping féminin. En seconde phase, il y aura trois matches à domicile. Parmi ceux-là, les personnes verront des parties de haut niveau, même si aurons des difficultés à en conclure de façon positive. J'incite donc le maximum d'entre elles à venir encourager nos joueuses.